Dimanche 9 octobre 2011
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« Heureux les invités au repas du Seigneur » dit-on à chaque Messe.
« Heureux les invités au festin des noces de l’agneau ».
Nous avons bien compris, dans cette parabole, qui sont les invités : Tous.
Nous sommes peut-être même allés jusqu’à mettre en cause nos tièdes réponses.
Mais demeure une autre question : qui sont les serviteurs chargés d’inviter ?
La réponse est claire et son application exigeante : ce sont les serviteurs du Seigneur… c’est à dire les
baptisés.
Nous savons que ce ne sera pas toujours facile, que nous essuierons des refus, que nous nous heurterons à des
indifférences, et que nous rencontrerons même inévitablement de désagréables hostilités.
Nous savons surtout que ce ne serait ni fraternel ni charitable de ne pas proposer à notre prochain cette
alliance avec Dieu, cette participation aux noces de l’agneau, cette invitation au repas du Seigneur.
Nous savons encore que si tant d’autres ne s’étaient pas mouillés (sans jeux de mot sur le baptême…)
charitablement pour transmettre cette invitation inouïe, jusqu’au martyr pour certains, nous ne serions pas ici forts de la foi et joyeux de l’espérance chrétienne.
Parce que, comme l’écrit l’apôtre Paul aux Romains (10. 14-17), la foi naît d’une parole entendue : « Comment
invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l'a proclamée ? Comment proclamer sans être
envoyé ? C'est ce que dit l'Écriture :
Comme il est beau de voir courir
les messagers de la Bonne Nouvelle ! (…) C'est donc que la foi naît
de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ »
Et que nul ne puisse dire : « ce n’est pas ma vocation, je n’ai pas été appelé à cela ». Avant même d’y avoir
été appelé par un curé qui aurait la mission pour dada, vous l’avez été par votre baptême et votre confirmation : vous êtes ces messagers de l’Évangile qu’il est beau de voir à l’œuvre !
Ainsi de ces catéchistes qui reçoivent ces dimanches la bénédiction pour aider les enfants à grandir dans la
foi.
Ainsi de ces enfants qui ont invité leurs camarades au catéchisme.
Ainsi de ceux qui, fidèlement, sont le moteur familial du dimanche matin ; ceux qui, sans se lasser ni se
fâcher, sans complexe ni arrogance, renouvellent autour d’eux l’invitation au « repas du Seigneur ».
Ainsi de ceux qui visitent les malades et les personnes âgées au nom de l’Église et de la paroisse, de ceux
qui leur proposent une place dans leur voiture pour se rendre à la messe.
Ainsi de tous ceux qui, au nom du Seigneur qui les envoie, sauront se pencher sur toutes les misères, y
compris celle d’ignorer l’amour de Dieu.
Ainsi de tant d’autres…
« Tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les » (Mt 22,9)
Don Grégoire-Marie